

Cannibal Holocaust
Un film peut-il aller trop loin ?
Un documentariste et son équipe pénètrent en territoire cannibale amazonien, promettant de ramener des images brutes de civilisation sauvage. Mais lorsque l'expédition disparaît sans laisser de traces, un chercheur visionnne le film retrouvé—une archive horrifiante où la frontière entre prédateur et civilisé s'efface dans une escalade de violence et de transgression. Le found-footage précurseur de Deodato démantèle le mythe du documentaire « objectif » en révélant comment le regard occidental fabrique l'horreur qu'il prétend explorer.
Cannibal Holocaust inaugure le found-footage en horror en court-circuitant la métanarrative — là où ses successeurs (The Blair Witch Project, Paranormal Activity) jouent la transparence du dispositif, Deodato impose d'emblée une critique du regard occidental, du documentarisme comme prédation. Le film ne se contente pas de montrer des atrocités ; il les attribue explicitement au cinéma lui-même, aux cinéastes comme cannibales. Cette épaisseur idéologique — le mockumentaire comme arme contre le cinéma de sensation — reste inégalée dans le sous-genre, qui s'en éloignera rapidement pour cultiver la peur pure.
- Format d'origine
- 16mm / 35mm
- Ratio
- 1.85:1
- Durée d'origine
- 95 min
- Son
- Mono
- Procédé colorimétrique
- Color (Kodak)
Segments found footage en 16mm, cadre narratif en 35mm. Pionnier du found footage. Tourné dans la forêt amazonienne colombienne.










