

The Witch
Le mal peut prendre différentes formes
En Nouvelle-Angleterre, au XVIIe siècle, une famille puritaine se trouve exilée aux abords d'une forêt impénétrable. Lorsque le nourrisson disparaît mystérieusement, la suspicion s'instille entre les membres du foyer. Thomasin, l'aînée, devient le cœur battant d'une spirale infernale où réalité et superstition se confondent. Robert Eggers construit une atmosphère de terreur psychologique où chaque ombre cache une menace invisible, interrogeant la ligne fragile entre la culpabilité et le surnaturel.
La Witch redéfinit le folk-horror en le dépouillant de tout romantisme pour l'ancrer dans une austérité formelle étouffante : le cadre 1.37:1, la lumière rasante du nord, les dialogues en Early Modern English créent une asphyxie visuelle et linguistique que le genre avait rarement osé maintenir sans rupture. Là où le folk-horror britannique des années 1970 (The Wicker Man, Blood on Satan's Claw) jouait sur l'ambiguïté communautaire, Eggers isole sa famille puritaine dans une paranoïa domestique qui transforme la menace folklorique en psychose microscopique. Le film a relancé une sous-catégorie sommeillante en imposant l'hyper-formalisme comme langue du folk-horror américain.
- Format d'origine
- 35mm (Arri 435)
- Ratio
- 1.66:1
- Durée d'origine
- 92 min
- Son
- Dolby Digital
- Procédé colorimétrique
- Color
Tourné en 35mm par Jarin Blaschke, éclairage naturel exclusif. Premier film de Robert Eggers. Ratio 1.66:1 inhabituel, choisi pour évoquer les peintures de Vermeer.











