

The Wicker Man
Un policier se rend sur une île écossaise reculée pour enquêter sur la disparition d'une jeune fille. Il découvre une communauté fermée adorant des dieux oubliés, où tradition et superstition règnent en maîtres. À mesure que son enquête progresse, le visiteur réalise que rien n'est comme il y paraît, et que les habitants cachent un secret bien plus sinistre que le crime qu'il pensait résoudre.
Le Wicker Man reste le film fondateur du folk-horror anglais, non par ses effets ou son budget, mais par sa décision radicale de faire du paganisme rural une menace systématique plutôt qu'une curiosité pittoresque. Hardy construit une architecture narrative où chaque détail—les chansons, l'isolation géographique, la sexualité débridée—fonctionne comme rouage d'une mécanique sacrificielle. Ce qui divise les critiques, c'est précisément son ambivalence morale : la foi collective de Summerisle n'est jamais filmée comme perversion urbaine, mais comme cohérence cosmique. Les remakes ultérieurs ont échoué en moralisant ce que Hardy avait laissé en suspension.
- Format d'origine
- 35mm
- Ratio
- 1.85:1
- Durée d'origine
- 88 min
- Son
- Mono
- Procédé colorimétrique
- Eastmancolor
Version longue (99 min) restaurée en 2013. Négatif original partiellement détruit. Tourné à Dumfries et Galloway, Écosse.











